Celui qui connaît le tout en étant privée de lui-même, est privé de tout.
Jésus de Nazareth, Évangile selon Saint Thomas

De n'importe où on peut s'élancer vers le ciel.
Sénèque

Faites de votre esprit un océan !
Lama Thoubtèn Yéshé, L'espace du Tantra



SORTIE HORS DU CORPS : INTÉGRATION




Sorties hors du corps et recherche spirituelle sont-elles compatibles ?

Disons que la question ne se pose pas en ces termes et n'étant pas si linéaire que cela peut le paraître. Cependant pour une réponse, elle serait affirmative, car l'une des deux pratiques peut être le déclenchement de l'autre et vice-versa, tel que ce fût le cas pour moi. Et bien qu'ayant été conscient très rapidement des limites de la pratique des sorties hors du corps et de leur caractère occulte, j'ai dût m'y intéresser à mes dépends. C'est l'alchimie des paradoxes! A mes dépends parce qu’il a bien fallu que je trouve le moyen de stopper les sorties hors du corps une foi que le processus s'était déclenché. C'est pour cela que je me suis mis à approfondir cette pratique.  
J'ai notamment beaucoup cherché à trouver comment arrêter une sortie hors du corps, car cela m'arrivait sans que je le choisisse, avec parfois des expériences impressionnantes qui me faisaient déployer toute mes forces pour ne pas me diriger vers certains mondes que je voyais (se diriger vers un cobra de pierre géant à l'entrée d'un temple égyptien ou voir un prêtre égyptien passer devant moi et inviter à le suivre n'était pas du tout rassurant...). Peut être suis je passé à côté d'expériences plus profondes et enrichissantes, ou me suis-je préservé, ou bien étaient-ce des épreuves pour m'entrainer à forger ma volonté et mettre en œuvre toutes mes ressources et développer toutes forces pour stopper le processus. 


En effet, c'était faramineux l'effort développé pour rentrer dans mon corps, pour avorter une sortie hors du corps. Alors j'ai cherché comment on maîtrisait ça, et comment on contrôlait aussi le processus de retour, et comme rien de ce que j'ai trouvé dans les livres que j'ai lus à ce propos ne marchaient pour moi, j'ai dû expérimenter et chercher en moi-même comment je devais procéder. Et j'ai dû inclure ma pratique de sortie hors du corps dans ma recherche spirituelle pour que la SHC soit au service de cette dernière afin de m'en sortir.
J'avais par ailleurs constater que la pratique de la méditation pouvait déclencher des sorties hors du corps. Je me levais tôt le matin pour méditer, puis me rendormais, et c'est lors de cette phase de ré-endormissement que les sorties hors du corps pouvaient survenir. Parfois pendant ma méditation je tombais dans un état  de sommeil conscient ou semi -conscient et à ce moment là il m'arrivait aussi de sortir hors de mon corps.


La pratique de l'éveil du corps de lumière et les enseignements des Naguals du mexique m'ont bien aidé à trouver ma propre procédure de retour et de maîtrise d'une sortie. Le corps de lumière a été une bonne aide, concrète, et sûre. Même à distance j'ai eu des indications directes par télépathie: lors d'une sieste dans le jardin, quand soudain je commence à sortir hors de mon corps et entends la voix d'un guide du Corps de Lumière, par mon ouïe interne, me donnant des indications pour faciliter ma SHC. Mais ça m'a tellement surpris que je n'ai pas pu continuer l'expérience jusqu'au bout, mon mental a repris le dessus... 


Quand je travaille intensément avec les énergies du corps de lumière transmise par leurs guides il peut m'arriver la nuit de m'éveiller à leur présence, venant me transmettre les énergies du corps de lumière, ce qui  intensifie la lumière de mon cocon d'énergie, pouvant déclencher une SHC.


J'ai aussi constaté très consciemment en état de frontière veille/sommeil que le simple fait de prononcer intérieurement le son des centres du corps de lumière avait une influence sur mes corps d'énergie, ressentant l'effet dans certaines zones énergétiques avec les mêmes sensations que lors d'une SHC et pouvant déclencher et améliorer le déroulement de celle-ci.


La rencontre avec un chaman apache  lors d'une cérémonie de hutte à sudation m'a éclairé  à propos de mon chemin avec les sorties hors du corps, m'expliquant que j'avais été sur la voie dure, que j'avais été seul pour trouver mon chemin et que le seul moyen pour apprendre à intégrer et faciliter cette pratique était de transmettre mon expérience, notamment  pour celles et ceux se trouvant devant les mêmes difficultés ou confrontés à ce phénomène. J'avais été obligé d'en parler à ce chaman, car après cette cérémonie de hutte,  de retour chez moi, en plein jour en faisant mes activités normales , comme en pleine nuit, je sentais et voyais des éclairs de lumière argentée me tomber dessus, comme s'ils me foudroyaient énergétiquement, et ces éclairs de lumière argentés activaient des sensations identiques à celles que j'avais lorsque je sortais hors de mon corps (déchirement au niveau du tympan, vibration dans l'aura et dans le corps, sensation électrique au niveau du crâne..).


La voie de la sortie hors du corps m'a amené à mon "insu" à développer une pratique spirituelle stable que j'ai trouvé dans la voie du yoga intégral de Sri Aurobindo, et bien que n'ayant pas cherché à continuer à pratiquer les sorties hors du corps, celles-ci se sont constamment manifestées au cours de ma recherche spirituelle, par conséquent j'ai dû par la force des choses, m'intéresser aux sorties hors du corps, intégrer cette pratique dans ma recherche spirituelle afin d'être davantage conscient de ces phénomènes énergétiques et de pouvoirs les maîtriser et les utiliser plutôt que des les subir ou de les nier ou les bloquer.

  Sortie hors du corps et développement spirituel

S.

Interactions psychiques hors du corps

 
Lors de sorties hors du corps , ou de rêves lucides, certaines facultés sont déployées et les interactions que nous avons habituellement avec le monde ordinaire se retrouvent parfois amplifiées.
J'ai pu observer au cours des différentes activités pratiquées dans ma vie des répercussions entre ces activités et mes états de conscience, certains de ces phénomènes parfois étranges.  Lorsque je passais mes journées à m'occuper des arbres fruitiers, l'attention que je portais à ces arbres (taille, éclaircissage manuel des pommiers...) rejaillissait le soir en m'endormant. Les yeux fermés je voyais défiler des réseaux de ramifications de branches ou des pommes en quantités, jusqu'à ce que ces visions me mettent en étant de trance, focalisant de plus en plus mon attention sur ces visions, accélérant spontanément ma respiration, tétanisant mon corps et aboutissant à une sortie hors du corps. Ce phénomène survint aussi lorsque je travaillais en fromagerie et passais mes journées à faire le geste répétitif de retourner les fromages lors de l'affinage. Le soir en m'endormant tout ce que j'avais vu dans mes gestes répétitifs de la journée apparaissait à ma vision intérieure, remontait à ma conscience et libérait de l'énergie dans ma conscience, ma propulsant en un étant de trance et hors de mon corps. Mais les phénomènes de ce type se manifestèrent plus étrangement encore lorsque je travaillais dans l'accompagnement de personnes en souffrance psychiques. Il m'arrivait en méditant de percevoir un lien subtil présent avec certaines de ces personnes au-delà de l'interaction directe que j'avais en leur présence, soit très consciemment en ayant la stupéfaction par exemple de sentir la main d'une de ces personnes me donner de l'énergie dans le dos, alors que nous n'étions pas au même endroit et que le retard du développement psychique de cette personne ne permettait pas d'envisager cette capacité. Ou bien de rêver à certaines de ces personnes et de l'aide que je leur apportais en rêve, comme si ma conscience interagissait avec leur être intérieur pour le donner un appui, un lien permettant de se libérer d'une impasse dans laquelle elle se trouvait. Il s'avérait par la suite lorsque je les accompagnais que leur état s'était amélioré ainsi que leur capacité de faire face à la difficulté qu'elle rencontrait. Cela améliorait aussi ma capacité à être dans l'accompagnement, à les accompagner, à faire face à leurs difficultés. Cependant je n'émettais jamais l'intention d'aider ces personnes, mais mon attention étant portée dans mes actes de la vie quotidienne à les accompagner, il s'en suivait que selon la qualité et l'affinité de la relation avec certaines d'entre elles ma conscience continuait naturellement le faire. Mais parfois, face à des difficultés intenses avec certaines personnes présentant des troubles importants d'ordre autistique et psychotique, ma conscience en méditation transmettait un soutien d'âme à âme, un soutien énergétique, et je percevais la résonance avec le système énergétique de cette personne. L'interaction au quotidien s'en retrouvait facilitée, la répercussion sur la personne se révélant manifeste dans sa capacité à être en relation, alors que c'était difficile jusque-là. L'expérience la plus étonnante que je fis se présenta une nuit où je me mis à rêver que j'étais dans un minibus. Le minibus allait de plus en plus vite sur une route de plus en plus étroite et sinueuse et je devins conscient que j'étais en train de rêver jusqu'à ce que le véhicule rencontre une forêt et pour éviter de se crasher s’élève soudain au -dessus des arbres. À ce moment-là simultanément je sortis hors de mon corps et suivis un canal de lumière qui me conduisit en un point lumineux, un nœud énergétique où se trouvait un des enfants dont je m'occupais; et je fusionnais en ce point pour voir qu'il y a avait là deux énergies différentes, révélant chacune un aspect différent de la personnalité de cet être en souffrance psychique, en lutte avec ces deux aspects de sa personnalité opposés et contradictoires; à l'origine de nombreux troubles qui l'habitent. Malgré les difficultés quotidiennes avec cet enfant, cette expérience m'apporta une meilleure compréhension et une plus grande compassion à son égard. Une compréhension de l'intérieur qui changeât la qualité de mon attention en sa présence et la façon d'être en relation avec lui. Bien sûr, ces expériences ne sont pas systématiques et restent énigmatiques dans leur processus. Restant conscient de l'impact que ce type d'interaction, d'aide subtile, peut avoir si la personne n'est pas conciliante, ce n'est pas contre la volonté de la personne que cela s'effectue, ni avec l'intention de le faire, mais cela suit naturellement un processus de la conscience et une écoute attentive de la résonance avec la personne, sans forcer, ni chercher à aller interagir si les énergies montrent que ce n'est pas propice. Cela me rappelle à ce sujet un passage d'un bouquin que j'avais lu, de Jeremy Taylor (cf. Where people fly and water runs uphill, Warner Books). L'auteur relate une expérience qu'il fit en rêve alors qu'il travaillait comme thérapeute auprès de jeunes autistes et schizophrènes :
{{"Je me retrouve flottant dans un espace flou et gris. Eric, un des jeunes les plus perturbés et les plus violents, apparaît devant moi, riant en roulant les yeux comme quelqu'un de fou. Je le regarde pendant un long moment, puis je commence à voir son aura. Il est d'une drôle de couleur rose et il s'étend autour de lui jusqu'à une distance d'environ 20 pouces. L'aura ondule lentement et change de forme, comme un nuage de gaz. Je remarque qu'il y a d'étranges piquants noirs tout autour de lui. Ils ont à peu près un pied de long et un demi pouce d'épaisseur à leur base, là où ils sont attachés à son corps. Je me sens terriblement fatigué, j'ai envie de dormir. Comme je combat ma fatigue, je me dis qu'il serait absurde de dormir puisque je dors déjà. Je réalise alors que je suis en train de rêver.
Maintenant je regarde Eric plus attentivement. S'agit-il d'une projection de moi-même, d'un aspect de moi ? C'est ce que je pense, mais j'ai pourtant le sentiment qu'il y a plus que cela. Mon épuisement augmente, et mon esprit est confus et lent. Pourquoi mon rêve m'offre-t-il cette image d'Éric couvert de piquants ? Quel est le sens thérapeutique de ce rêve ?
Je réalise que peu importe le sens du rêve, ces piquants ne devraient pas être là. Alors je me dis que quoiqu'ils représentent, je devrais les enlever. Je me déplace vers Eric et je lui dis télépathiquement que je vais "déraciner" les piquants de son aura. Je commence donc à arracher, déraciner les piquants avec mes mains, et déraciner est le terme exact car si je ne fais que les casser j'ai le sentiment qu'ils repousseront . Il faut donc les déraciner pour s'en débarrasser.
Je viens à bout d'enlever tous les piquants, et je ressens un immense soulagement. Alors je m'éloigne d'Éric et je quitte le rêve."
Le lendemain matin, alors qu'il n'avait raconté ce rêve à personne, J.T croise Eric qui bondit vers lui, très fâché, et lui crie : "Tu m'as volé quelque chose la nuit dernière !" J.T lui répond que la nuit dernière il dormait dans son lit, mais l'autre insiste : "Tu as enlevé quelque chose de moi ! Rends-le moi !"
J.T lui demanda de quoi il s'agissait. Eric ne pouvait répondre. Alors J.T lui demanda comment il se sentait. Surpris, Eric répondit qu'il se sentait bien. Alors J.T lui dit : "Voilà qui est plutôt inhabituel, n'est-ce pas ? Peut-être que tu ne veux pas vraiment ravoir ce que tu as perdu la nuit dernière ?" Ils se regardèrent un long moment, puis Eric acquiesça. }}



SHC : prédispositions et mises en garde

SHC, ultimes conseils...


Un texte essentiel de Mère [La Mère] sur les dangers des sorties hors du corps et l'attitude nécessaire pour pratiquer.
C'est aussi ce qui est recommandé par tous les explorateur de ce domaine : se débarrasser de toute peur. Se débarrasser de toute peur, y compris la peur de mourir. 
Que ce soit chez Lobsang Rampa ou William Bulhman ou encore Claude Deplace (un des plus honnêtes vis à vis de cette pratique avec son ouvrage Voyage dans l'Inconnu) la peur est un obstacle à dépasser. Cependant c'est aussi une protection que l'on ne doit pas forcer. Mère donne des indices sur l'attitude intérieure permettant de reconnaitre si notre attitude est celle du guerrier, afin de se rendre compte de notre capacité à être un combattant aguerri face aux sorties hors du corps. Affronter des épreuves difficiles en rêves est une préparation et un entraînement psychique pour les sortie hors du corps. Les "cauchemars" sont une sorte de préparation et ne sont des cauchemars que parce que dans une certaine mesure nous nous identifions à leur scénarios. Une fois le détachement nécessaire effectué et l'auto-observation acquise jusque dans l'expérience onirique, alors les cauchemars ne sont plus vécus comme tel et deviennent des messages de la consciences pour travailler sur certains aspects de la psyché. Ces rêves éprouvants peuvent aussi être la traduction symbolique de notre peur et l'entrainement de notre psyché à les affronter et à les dépasser. Dans tous les cas c'est un entraînement intérieur à se préparer à être un guerrier pour affronter ce qui peut nous attendre dans les exploration hors du corps. Le fait même de quitter son corps, le mouvement de sortir hors du corps lui-même est une peur qu'il faut dépasser, mais qui se dépasse généralement avec l'habitude de pratiquer. Dès que la première expérience de sortie hors du corps est faite, la dualité onirique cauchemar/rêve cesse car nous devenons davantage conscient de nous-même et des plans intérieurs. Mais laissons la parole à Mère et son commentaire sur un texte de Sri Aurobindo lors d'un entretien avec la classe de l'Asram. Ce passage est très important et riche de recommandations absolument essentielles pour se lancer dans une pratique qui n'est pas à prendre à la légère, ni une curiosité, loin de là.


LA MÈRE
 Entretiens 1954

Le 30 juin 1954
(extrait)

[Lecture par Mère d'un passage de Sri Aurobindo "Les Éléments du Yoga" le dernier chapitre "Quelques explications"].

"Q : Quelle est la place du pouvoir occulte dans le yoga ?

R : Connaître et utiliser les forces subtiles des plans supraphysiques est une partie du yoga.

Q : Que veut dire "effort occulte" et "pouvoir oc­culte" ?

R : Cela dépend du contexte. Généralement, cela voudrait dire le pouvoir d'utiliser les forces secrètes de la Nature et un effort fait au moyen de ces forces. Mais "occulte" peut avoir un autre sens dans un contexte différent.

Q : Est-ce que tout yogi doit passer par l'effort occulte ?

R : Non, tout le monde n'en a pas la capacité. Ceux qui ne l'ont pas doivent attendre jusqu'à ce qu'elle leur soit donnée."

Le livre est fini !

Douce Mère, Sri Aurobindo parle ici d'effort occulte et il dit que ceux qui n'ont pas ce pouvoir doivent attendre jusqu'à ce que ça leur soit donné. Est-ce qu'ils ne peuvent pas l'avoir par la pratique ?

Non. C'est-à-dire que si on l'a d'une façon latente, on peut le développer par la pratique. Mais si on n'a pas de pouvoir occulte, on peut essayer pendant cinquante ans, on n'arrivera à rien du tout. Tout le monde ne peut pas avoir le pouvoir occulte. C'est comme si tu me demandais si tout le monde peut être musicien, si tout le monde peut être peintre, si tout le monde... Il y a des gens qui peuvent, et des gens qui ne peuvent pas. C'est une question de tempérament.
  
Quelle est la différence entre occultisme et mysti­cisme ?

Ce n'est pas du tout la même chose.
Mysticisme, c'est une relation plus ou moins émotive avec ce que l'on sent être une Puissance divine ; cette espèce de relation très émotive, très affective, très intense avec quelque chose d'invisible qui est, ou que l'on prend pour le Divin. Cela, c'est le mysticisme.
L'occultisme, c'est exactement ce qu'il a décrit : c'est la connaissance des forces invisibles et le pouvoir de les manier. C'est une science. C'est tout à fait une science. Je compare toujours l'occultisme à une chimie; parce que c'est la même connaissance que la connaissance chimique pour les choses matérielles. C'est une connaissance des forces invisibles, de leurs différentes vibrations, de leurs relations entre elles, des combinaisons que l'on peut faire en les associant, et de l'action que l'on peut avoir sur elles. C'est tout à fait scientifique ; et cela doit s'apprendre comme une science, c'est-à-dire que ce n'est ni dans une émotion, ni dans une chose vague et imprécise que l'on peut faire de l'occultisme. Il faut le travailler comme on travaille la chimie, et apprendre toutes les règles, ou les trouver si on n'a personne pour vous les enseigner. Mais on peut les trouver avec quelque danger. Il y a des associations qui sont aussi explosives que certaines associations chimiques.

Est-ce que dans cette vie l'occultisme est nécessaire ?

Dans cette vie ? Cela dépend de ce que l'on veut faire. Tu veux dire dans la vie du yoga ? Pas nécessaire. Et par-dessus le marché, comme il dit, il y a beaucoup de gens qui ne sont pas doués, qui n'ont pas la faculté. Il y a des quantités de gens qui, dès qu'ils ont la moindre expérience, la moindre expérience, par exemple, ceux qui commencent à sortir un peu de leur corps, ils sont pris d'une panique, et ça, c'est très difficile à guérir. Cela peut se guérir si on a beaucoup de volonté et qu'on est très maître de soi. Mais il y a des gens qui ne peuvent pas dissocier leurs états d'être. S'ils les dissocient, il y a quelque chose qui va mal, leur corps en souffre. Tandis qu'il y en a d'autres qui sortent, qui se promènent, qui reviennent. C'est pour eux tout à fait naturel. Généralement, ceux que cela intéresse — à moins que ce ne soit simplement une sorte de curiosité mentale —, mais ceux que cela intéresse, généralement ils sont doués. Ils peuvent ne pas le savoir, mais alors on peut le leur apprendre. Mais ce sont des choses qui doivent être faites avec précaution. Par exemple... je vais te donner un exemple : dès que l'on sort de son corps, si peu que ce soit, et même purement mentalement, eh bien, il y a la partie du mental qui a le contrôle sur le fonctionnement qui s'en va; et la partie du mental automatique qui fait, qui produit certains mouvements, ou certaines sécré­tions glandulaires, n'est-ce pas, toute cette partie automatique reste sans la protection et sans le contrôle de la partie cons­ciente, pensante. Eh bien, il y a toujours dans l'atmosphère des quantités de petites entités, toutes petites, qui proviennent généralement des désintégrations humaines et qui sont comme des microbes physiques, qui sont une sorte de microbes du vital. Ils sont plus visibles et ils ont une volonté propre. On ne peut pas dire qu'ils soient méchants, ils sont pleins de malice. Ils aiment s'amuser, et ils s'amusent aux dépens des gens. Alors, dès qu'ils voient ça, si l'on n'est pas suffisamment protégé, ils s'emparent de cette mentalité automatique, et ils vous font arriver toutes sortes de choses tout à fait désagréables —comme, par exemple, certaines personnes qui avalent leur langue quand ils sont en transe; ça les étouffe, s'ils ne font pas attention. D'autres, se mordent la langue ; quelquefois ça fait très mal. Toutes sortes de choses comme ça, qui peuvent vous arriver. Ce qui fait que, normalement, on ne devrait jamais entrer en transe sans avoir quelqu'un là pour veiller sur vous, et non pas veiller purement physiquement, mais veiller avec le pouvoir conscient d'empêcher ces petites entités de s'emparer de vos centres nerveux qui ne sont pas protégés par la Présence consciente.
Ça, c'est une règle, généralement. Il y a des dangers plus grands que cela. Quand on sort de son corps d'une façon très matérielle et qu'il ne reste plus que le contact d'un lien — n'est-ce pas, c'est une sorte de lien comme un fil de lumière, qui joint l'être qui est parti à l'être qui reste —, ce joint, s'il est protégé, il n'arrive rien. Mais s'il n'est pas protégé, il peut alors y avoir des forces adverses plus pleines pas seulement de malice mais aussi de mauvaise volonté, qui peuvent venir le couper. Et alors, une fois que c'est coupé, on essaye tout ce que l'on peut, mais on ne peut plus rentrer dans son corps.

On est mort ?!

Oui, après quelque temps. Ce qui fait que tout cela, n'est-ce pas, ce ne sont pas du tout des plaisanteries, ni des amusements, ni des choses que l'on puisse faire simplement pour se distraire. Il faut les faire comme il faut, et dans les conditions voulues, et avec grand soin. Et alors, une chose est ab-so-lu-ment essentielle, absolument : il ne faut pas toucher à cette science occulte si l'on a la moindre frayeur en soi. Par exemple, si dans vos rêves vous rencontrez des choses terribles et que cela vous effraye, il ne faut pas que vous fassiez de l'occultisme. Si, au contraire, vous pouvez avoir les rêves les plus effroyables et que ça vous laisse absolument tranquille, et même quelquefois amusé et très intéressé, si vous pouvez manier tout cela et si vous savez vous tirer d'affaire en toute circonstance, alors cela veut dire que vous avez des capacités, et vous pouvez le faire. Il y a des gens qui sont de très vaillants guerriers dans leurs rêves.
Quand ils rencontrent des ennemis, ils savent se battre ; ils savent non seulement se défendre, mais vaincre ; ils sont pleins d'ardeur, d'énergie, de courage ; ceux-là, ce sont de vrais candidats pour l'occultisme. Mais ceux qui rentrent dans leur corps aussi vite qu'un rat entre dans son trou, ceux-là, il ne faut pas qu'ils y touchent.
Et puis, il faut aussi avoir une patience infinie ; parce que de même qu'il faut des années pour savoir manier les différents corps chimiques, de même que, si vous voulez découvrir la moindre chose nouvelle, il faut travailler sans avoir de résultats visibles pendant très longtemps, de même, en occultisme, vous pouvez essayer pendant des années et ne pas avoir la moindre expérience. Et cela devient très monotone et très peu amusant ; et l'on a toujours cette espèce de mental physique, pratique et positif, qui passe son temps à vous dire : "Pourquoi essayes-tu ? Tu vois bien, il n'y a rien du tout, c'est tout des histoires qu'on t'a racontées ; pourquoi travailles-tu pour rien ? Tu perds ton temps. Il n'y a rien du tout, ce sont des imaginations." Il est très difficile de garder la conviction et la foi quand il n'y a rien sur quoi les baser.

Mère.


SORTIE HORS DU CORPS: INTÉGRATION



Sorties hors du corps et recherche spirituelle sont-elles compatibles ?

Disons que la question ne se pose pas en ces termes et n'étant pas si linéaire que cela peut le paraître. Cependant pour une réponse, elle serait affirmative, car l'une des deux pratiques peut être le déclenchement de l'autre et vice-versa, tel que ce fût le cas pour moi. Et bien qu'ayant été conscient très rapidement des limites de la pratique des sorties hors du corps et de leur caractère occulte, j'ai dût m'y intéresser à mes dépends. C'est l'alchimie des paradoxes! A mes dépends parce qu’il a bien fallu que je trouve le moyen de stopper les sorties hors du corps une foi que le processus s'était déclenché. C'est pour cela que je me suis mis à approfondir cette pratique.  
J'ai notamment beaucoup cherché à trouver comment arrêter une sortie hors du corps, car cela m'arrivait sans que je le choisisse, avec parfois des expériences impressionnantes qui me faisaient déployer toute mes forces pour ne pas me diriger vers certains mondes que je voyais (se diriger vers un cobra de pierre géant à l'entrée d'un temple égyptien ou voir un prêtre égyptien passer devant moi et inviter à le suivre n'était pas du tout rassurant...). Peut être suis je passé à côté d'expériences plus profondes et enrichissantes, ou me suis-je préservé, ou bien étaient-ce des épreuves pour m'entrainer à forger ma volonté et mettre en œuvre toutes mes ressources et développer toutes forces pour stopper le processus. 


En effet, c'était faramineux l'effort développé pour rentrer dans mon corps, pour avorter une sortie hors du corps. Alors j'ai cherché comment on maîtrisait ça, et comment on contrôlait aussi le processus de retour, et comme rien de ce que j'ai trouvé dans les livres que j'ai lus à ce propos ne marchaient pour moi, j'ai dû expérimenter et chercher en moi-même comment je devais procéder. Et j'ai dû inclure ma pratique de sortie hors du corps dans ma recherche spirituelle pour que la SHC soit au service de cette dernière afin de m'en sortir.
J'avais par ailleurs constater que la pratique de la méditation pouvait déclencher des sorties hors du corps. Je me levais tôt le matin pour méditer, puis me rendormais, et c'est lors de cette phase de ré-endormissement que les sorties hors du corps pouvaient survenir. Parfois pendant ma méditation je tombais dans un état  de sommeil conscient ou semi -conscient et à ce moment là il m'arrivait aussi de sortir hors de mon corps.


La pratique de l'éveil du corps de lumière et les enseignements des Naguals du mexiques m'ont bien aidé à trouver ma propre procédure de retour et de maîtrise d'une sortie. Le corps de lumière a été une bonne aide, concrète, et sûre. Même à distance j'ai eu des indications directes par télépathie: lors d'une sieste dans le jardin, quand soudain je commence à sortir hors de mon corps et entends la voix du fondateur du Corps de Lumière, par mon ouïe interne, me donnant des indications pour faciliter ma SHC. Mais ça m'a tellement surpris que je n'ai pas pu continuer l'expérience jusqu'au bout, mon mental a repris le dessus... 


Quand je travaille intensément avec les énergies du corps de lumière transmise par leurs guides il peut m'arriver la nuit de m'éveiller à leur présence, venant me transmettre les énergies du corps de lumière, ce qui  intensifie la lumière de mon cocon d'énergie, pouvant déclencher une SHC.


J'ai aussi constaté très consciemment en état de frontière veille/sommeil que le simple fait de prononcer intérieurement le son des centres du corps de lumière avait une influence sur mes corps d'énergie, ressentant l'effet dans certaines zones énergétiques avec les mêmes sensations que lors d'une SHC et pouvant déclencher et améliorer le déroulement de celle-ci.


Pour l'anecdote, un chaman apache que j'avais rencontré lors d'une cérémonie de hutte à sudation  m'avait dit à propos des sorties hors du corps que je faisais, que j'avais été sur la voie dure, que j'avais été seul pour trouver mon chemin et que le seul moyen pour apprendre à davantage maitriser et faciliter cette pratique était de transmettre mon expérience, notamment  pour celles et ceux se trouvant devant les mêmes difficultés ou confrontés à ce phénomène. J'avais été obligé d'en parler à ce chaman, car après cette cérémonie de hutte,  de retour chez moi, en plein jour en faisant mes activités normales , comme en pleine nuit, je sentais et voyais des éclairs de lumière argentée me tomber dessus, comme s'ils me foudroyaient énergétiquement, et ces éclairs de lumière argentés activaient des sensations identiques à celles que j'avais lorsque je sortais hors de mon corps (déchirement au niveau du tympan, vibration dans l'aura et dans le corps, sensation électrique au niveau du crâne..).


La voie de la sortie hors du corps m'a amené à mon insu à développer une pratique spirituelle stable que j'ai trouvé dans la voie du yoga intégral de Sri Aurobindo, et bien que n'ayant pas cherché à continuer à pratiquer les sorties hors du corps, celles-ci se sont constamment manifestées au cours de ma recherche spirituelle, par conséquent j'ai dû par la force des choses, m'intéresser aux sorties hors du corps, intégrer cette pratique dans ma recherche spirituelle afin d'être davantage conscient de ces phénomènes énergétiques et de pouvoirs les maîtriser et les utiliser plutôt que des les subir ou de les nier ou les bloquer.

S.

Sorties Hors du Corps SHC

 
Mon apprentissage a commencé par un concours de circonstances en Mars 1996.

Au cours de mes études à Toulouse, je faisais la connaissance d’un étudiant qui deviendra un ami.
Il me raconta une expérience hors du corps survenue pendant son coma à l’hôpital suite à une overdose.
En parlant peu, et encore sous le choc de son expérience plusieurs années après, un certain feeling entre nous lui permis de m’en faire part d’autant plus facilement qu’il venait de rencontrer récemment un noir africain de 19 ans qui pratiquait les sorties astrales à volonté avec des musiques de guitares électriques et 
entre autres sur les musiques de Steeve Reich .
Les descriptions de l’expérience de mon ami, bien que survenue suite à une overdose, étaient plutôt positives. En effet il s’était vu hors de son corps physique gisant sur le lit d’hôpital et se dirigeait vers un tunnel de lumière, et voyageant à très grande vitesse dans l’espace intersidéral duquel des mandalas de lumières et de rayons colorés le traversaient, toute une série de prises de conscience sur sa vie survinrent, qui lui ont permis de faire le choix de revenir dans son corps physique.

Cela me remis en mémoire une expérience que j’avais eu à l'âge de 10 ans dans ma chambre d’hôpital après une opération sous anesthésie générale: ma famille était venu me rendre visite et pendant la conversation je leur exprimais le phénomène étrange que je vivais par brefs instants : « C’est bizarre je vois mon corps physique discuter avec vous mais en même temps je vois tout cela depuis le coin en haut de la pièce au dessus de la porte d’entrée ». Ils étaient tout aussi étonnés que moi. J'avais déjà subit deux opérations sous anesthésie générale à 2 ans et 5 ans. Il n'est pas exclut non plus d'émettre l'hypothèse que ces 3 anesthésies dans mon enfance aient contribué à développer la faculté d'extériorisation hors du corps physique. Les voies de l'Univers sont infinies et impénétrables...
Par la suite pendant mon adolescence, lorsque je dormais sur mon lit en hauteur, je me réveillais parfois avec la sensation que j’étais entrain de mourir car je ne pouvais pas bouger mon corps physique bien qu’étant réveillé et voulant me lever.

Un peu avant cette rencontre décisive avec cet ami, je traversais une phase très dépressive de ma vie qui se traduisait par des pensées obsessionnelles quotidiennes sur la solution suicide car je ne percevais pas le sens de cette vie exclusivement superficielle et matérielle selon ma perception. Ma mère était venue me rendre visite au cours de cette période et fut alarmée et alertée par mon état. Elle me fît parvenir aux vacances de Pâques plusieurs livres qu'elle avait sous le coude depuis plusieurs années: "La Médecine de l’habitat" de Jacques LaMaya ; "Réconciliation avec la Vie" de Robert Emmanuel et surtout le petit livre de Lobsang Rampa "Les Secrets de l’aura" (le seul valable qu'il ait écrit à mon sens. Les circonstances ont fait que je suis tombé sur ce livre mais ça aurait pu être un tout autre, l'essentiel était que j'étais prêt à ce moment là pour cet apprentissage).
Dans celui-ci je trouvais donc les indications pour sortir hors de mon corps.

Je fis donc quotidiennement les exercices ; surtout de relaxations profondes. S'ajoutant à la rencontre avec cet ami et ce jeune africain, 
chacun ayant vécue des sorties astrales à leur manière, mon intellect se mit à briser ses blocages rationalistes et en une semaine de pratique des leçons du livre...
...la semaine de mes 21 ans, un matin alors que je venais de me réveiller dans ma chambre doucement ensoleillée par la lumière de printemps à travers les rideaux blancs, le dos surélevé sur mon oreiller, je senti une sorte de torpeur m’envahir, mon plexus solaire se mit à vibrer comme une membrane et ma conscience traversa cette membrane dans une sensation de déchirement.
Instantanément je me retrouvais en face de mon lit dans l’angle du mur et du plafond; je voulu voir mon corps physique mais n'eut pas accès à cette vision, alors une volonté qui m’était propre mais en même temps différente que celle de la conscience de veille, me fit me diriger vers l’abat-jour de la lampe du plafond de la cuisine qui était une sphère en rotin dans laquelle j’avais planté une centaine de plumes ramassées au fil des ballades dans la nature et en ville les deux années précédentes. C'était juste un objet décoratif qui avait un sens de liberté et de me relier aux oiseaux. Je fis alors le tour de cet abat-jour dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, ressentant au passage les plumes dans mon corps de conscience projetée, et cela me propulsa à l’extérieur de la pièce, dans le feuillage des arbres du jardinet jouxtant mon appartement.
Et là instantanément, juste en y pensant (mais toujours comme si c’était une volonté différente de l’ordinaire), je me retrouvais dans la ville de Bourges où j’ai vécu dix années, j’étais au milieu d'une avenue de mon quartier, légèrement pentue, le macadam gris foncé à 4 m dessous-moi et des rangées de jeunes arbres de chaque côté de l’avenue. Je me servis alors de point de repère avec ces arbres et fit des tours complets sur moi-même en rotation du bas vers le haut, les arbres me servant de points de repères stabilisateurs pour exécuter ces pirouettes acrobatiques. Je m’éclatais joyeusement et à fond. Puis 
je perdis conscience petit à petit du fil de mon excursion, sans m’en rendre compte, et me retrouvais dans mon lit entrain de me réveiller quelques petits instants plus tard avec le souvenir vif et clair et les sensations de mon aventure magique.

Oui, magique, car c’est une sensation de grand bonheur, de jubilation de la vie qui s’anima en moi à ce moment-là, et cette vie se remplit alors de sens, il y avait bien autre chose derrière les apparences de cette matière grotesque...
Et le jours même je me souviens marcher dans la rue, et les autres jours aussi pendant plusieurs mois avec cette immense confiance en moi, je n’avais plus peur du regard et du jugement des autres, et je pouvais tout perdre et mourir, je me sentais vaste et immortel.
Ma peur de la mort était anéantit.
Mon être physique était un véhicule qu’animait un sentiment plus vaste et plus puissant et je pouvais par la suite entretenir se sentiment de détachement du corps physique n’importe où, surtout en marchant dans la rue, avec une distance de 6-7 mètres derrière ce véhicule physique. Ma conscience et ma volonté se trouvant dans ce détachement de plusieurs mètres. Ce détachement fut induit par la sortie hors du corps que j'avais vécu et facilité et amplifié par des exercices yoguiques que je pratiquais suite à la lecture de certains livres sur le sujet.

Suite à cette expérience décisive, le simple fait de m’assoupir pouvait me faire sortir hors de mon corps physique sans que je le décide à l’avance et sans pratiquer de technique.

-Chaque nuit je pouvais me souvenir de 9 à 12 rêves, et les rêves d’allures cauchemardesques n’étaient plus vécus comme des cauchemars, je pouvais vivre des rêves à scénarios catastrophiques ou malsains sans en être affecté, donc plus aucun cauchemars en quelque sorte. Je fis alors d’autres expériences moins faciles :

-Je me retrouve dans un paysage autour d’un petit lac, un être chauve en habit noir long vient vers moi et me saisi au cou avec un bâton courbé, je reviens à ma conscience habituelle soudainement.

-Je me réveille en pleine nuit avec ma conscience hors du corps et perçoit deux êtres sombres et bariolés plutôt clownesques et peu avenant émergeant sur le bord du lit, je les observe et ne désirant pas aller plus en avant dans mon extériorisation je met beaucoup de volonté pour rentrer dans mon corps.

-Je me relax au moment de la sieste et ressent toute ma bouche traumatisée par mes appareils dentaires de mon adolescence, mes dents se mettent alors à me parler:
« Aide-nous, prend soins de nous, fais quelque chose pour nous !!! » très fortement. (L'Archeüs des organes comme je l'appris plus tard de Jacques LaMaya).

-Je fais une sieste et me retrouve hors de mon corps me dirigeant à grande vitesse vers un immense cobra de pierre devant l’entrée d’un temple égyptien, un prêtre égyptien passe devant moi, je me dirige sans le vouloir vers ce cobra immense mais cela me terrifiait surtout que je ne choisissais pas ma destination, alors je fis un effort surhumain pour revenir dans mon corps et y parvins.

-Une fois, je suis sorti hors de mon corps me retrouvant entre les pattes d’une araignée plus grande que moi qui pompait mon énergie, je ne pu rien faire et au réveil j’étais épuisé et désaxé. Je récupérais mon énergie en méditant, en me purifiant avec une bonne douche et en m'alimentant correctement.

Mes expériences hors du corps s’intensifièrent au début de l'été  de cette année et ce jusqu’au mois de Septembre, bénéficiant de la détente et du sentiment d’expansion procurés par la chaleur et les sensations de l’environnement naturel de ces mois estivaux. M’endormant en pleine nature à la belle étoile ou en camping, je me détachais de mon corps dans la nuit et faisais des virevoltes aériennes en suivant les routes, en les effleurant, remontant puis plongeant en rase-mottes. Du la pure voltige ludique!

-Une nuit à la belle étoile au bord de la méditerranée sur la plage d’une petite crique je décollais au-dessus de mon corps et vis les couleurs subtiles associées à la mer et à l’horizon : un mélange bleu-vert iridescent très beau.

-Dans le lit de ma chambre chez mes parents je faisais de nombreuses sorties astrales, le plus souvent vers 6h du matin, me retrouvant dans des positions abracadabrantes du corps astral, projeté par le bas du corps avec des sensations bizarres et des bruits de vaisselle qui casse ou de sifflements stridents, ou bien délicatement par la face dorsale du corps physique et restant stationnaire à quelques centimètres au-dessus, recevant toute l’énergie du cosmos qui en bombarde d’énorme quantité que je pouvais emmagasiner, les rayons du cosmos me traversant de part en part , une sensation extraordinaire de bien être, de vigueur et de plénitude pendant la recharge et en rentrant dans le corps physique la même sensation de vitalité lui était transmise, déclenchant un afflux d'énergie au niveau du çakra racine et bas ventre.

-Une sortie spontanée une nuit dans la chambre d’un monastère me fit voir à travers le mur un tas d’or caché. En revenant dans mon corps physique mes repères du mur étaient cependant contradictoires avec l’orientation que j’avais dans le lit. Ce phénomène de désorientation est un obstacle à surmonter dans une SHC en développant un savoir faire particulier décrit dans certains manuels comme je le découvris bien plus tard.

-Un phénomène nouveau se déclencha les mois suivant la première expérience, c’est la conscience de voir mes rêves défiler devant-moi avec des lieux, des paysages, des couleurs très vives mais sans cette sensation de voler.

-Une sieste dans l’herbe rase au bord d’un lac de montagne avec une pierre près de ma tête et à peine endormi je sens le sol me communiquer une vibration sur la quelle s’aligne la vibration de mon corps subtil et je commence à me détacher du physique mais la sensation de vrombissement dans les oreilles fait blocage.

Différentes sensations arrivent pendant mes phases d’extériorisation :

-vombrissements dans les oreilles avec sensation qu’elles éclatent ; cœur qui bat la chamade et très forte sensation que la poitrine et les côtes le serrent et qu’il va s’arrêter ; sensation de chatouillement intense et insurmontable en bas à droite du ventre à l’intérieur ; point au sommet du crâne qui appui très fort ; muscles du périnée qui se serrent spontanément ; mâchoires qui s’agitent faisant grincer les dents ; paralysie de tout le corps, tétanie ; point entre les deux yeux qui appui ou qui brûle ; yeux physiques qui cherchent à voir ce qui fait que je sors de mon corps physique en essayant de voir avec mes yeux physiques, entraînant une sensation de confusion et de décollage raté.

Je me suis ainsi aperçu que ce réflexe me faisait dormir parfois les yeux ouverts. Cette observation est arrivée lors d’une expérience d’être conscient de dormir.

Cette expérience d'être conscient pendant le sommeil arrive de temps en temps et est très intense lorsque je me sens rassemblé en moi-même au cœur de ma poitrine, au niveau du plexus, toute ma conscience est là et perçoit tout mon corps physique se reposant dans un profond sommeil et toute activité extérieure est perçue, entendue et vue sans perturber le corps de l’acte de dormir. Ronflements extérieurs ou bruits intenses n’affectent pas le repos alors que je les perçois consciemment en étant dans cette mini sphère centrée en moi-même au milieu de la poitrine. Toute ma conscience est là et observe en se reposant, comme un guetteur au centre d'une citadelle.

De nombreuses expériences très agréables où je me retrouvais juste au dessus de mon corps physique me sentant traversé et inondé d’énergie provenant du cosmos entier, ensuite je réincorpore le physique et me sens rechargé à bloque !

-Une nuit je deviens conscient que je dors (cela m’arrive souvent) et se déclenche en moi un son tibétain très grave qui me fait propulser mon corps subtil vers le haut en spirale ascendante, belle sensation de régénération.

-Les expériences les plus belles dans leurs délicatesses sont le matin entre 5h et 6h30 après m’être réveillé naturellement et m’asseoir pour méditer, alors ensuite je me rendors et le corps est dans l’état détendu propice pour une extériorisation.

En pratiquant intensivement la méditation cela m’ouvre parfois à des débuts de SHC.

-Un matin je m’affaissais dans ma méditation et passais de la position assise à allongée mais ne perdis pas la conscience de ma méditation, je sortie alors de mon corps me retrouvant dans une pièce tout en bois avec des meubles et objets nombreux en bois, notamment des tabourets tambourinés par un être se présentant comme un çaman mais dont le visage me resta caché, le son continua et le çaman se saisit de nombreuses bougies qu’il cassa en deux ; à la fin de son action je revins dans mon corps physique avec le sentiment d’avoir été initié à quelque chose mais que ma conscience ordinaire ne comprenait pas. Je le compris au fil des années par la suite.

-D’autres expériences assez inquiétantes dans leur processus me faisaient sortir hors du corps. Ainsi, régulièrement au moment de m’endormir, je sentais et percevais une présence forte s’approchant de moi à vive allure et plus elle s’approchait plus se déclenchait le processus de SHC. Cette force inconnue faisait pression sur mon corps physique et déclenchait une sortie hors du corps. Mais je ne m’aventurais pas plus loin que la pièce, ne parvenant pas d’ailleurs à identifier cette présence. Malgré ma peur initiale je ne pouvais pas faire autre chose que m'abandonner à cette pression énergétique et revenais toutefois dans le physique 
rechargé avec de l’énergie . Un jour lorsque cette expérience se renouvela je pu identifier cette force venant de la planète Pluton.

-Lorsque je sors de mon corps je perçois la plupart du temps une vibration et en portant l’attention dessus je peux la contrôler et la changer, la rendant plus rapide ou plus lente ce qui à des effets pour m’aider à sortir du corps physique.

-Lors d'une sieste pendant laquelle j'avais mis un morceaux raga indien (Rama Sreerama de U.Srinivas) avec solo de Tablas de plusieurs minutes vers la fin du morceau, les sons du Tabla (grave) eurent un effet sur mon corps subtil qui s'extériorisa au rythme des percussions, activant principalement mon plexus solaire. Je m'abandonnais et laisser les sons du tambour agir sur mon décollage.

Depuis fin 2004 les méditations d’éveil du corps de lumière m’aide dans les sorties hors du corps.

-Par exemple en m’endormant je quitte mon corps physique, m’élève au dessus du lit à la verticale et de là j'active les centres du corps de Lumière à partir du corps astral ce qui le stabilise et permet d’aller plus loin. Des ondes lumineuses se répartissent à partir du centre Dinia de mon corps astral et je me sens très stable hors de mon corps physique.

-En mai-juin 2004, surtout lors de séances de soins énergétiques que je recevais, je m'élevais au dessus de mon corps physique à 50 cm environs et baignais soit dans des pyramides précolombiennes lumineuses et dorées, soit dans des lotus qui s'ouvraient sur des temples bouddhistes de pierres.

-Et d'autres expériences un peut plus chaotiques avec sensation de vombrissement du sol, de déchirement d'oreilles et de sensations d'implosion cardiaque, bref des symptômes bien connues mais pas maîtrisés.

-Ce que j'arrive de mieux en mieux à maîtriser c'est de rentrer dans mon corps où de stopper la distance de projection lorsque le phénomène se produit spontanément sans crier gare.
Cette maîtrise s’est acquise lors d’expériences nouvelles et qui ne figurent dans aucuns livres que j’ai consultés et cependant sont la clé de mes recherches dans la procédure du retour d’une sortie hors du corps physique. Elles peuvent donc être très utiles pour ceux qui comme moi patine sur le retour. Je fis donc l’expérience suivante :

-En pleine nuit je deviens tout à coup conscient que je rêve de mes mains, je les observes et en les observant je m’extrais de mon corps physique endormi, plus je les observe et plus il y a un phénomène d’accélération de mon corps subtil avec sensation de vitesse dans l’élément air et avec son du souffle 
autour de mon corps subtil que j’entends avec l’ouie interne , une agréable sensation de vitesse et de vole. Je me retrouve donc à quelques mètres de mon corps physique et je n’ai pas envie d’aller plus loin. Je tente alors de revenir dans mon corps et c’est là que je me retrouve bien souvent handicapé: je veux revenir mais rien ne se passe, je me force à revenir, j’émets fortement l’intention de revenir et d’être dans mon corps physique mais c’est épuisant et rien ne se passe, alors bien souvent je perd conscience et c’est plus tard que je me réveille dans mon corps matériel. Cette fois-ci, après avoir tenté avec force et intention de revenir en vain, je vis se déployer soudain les images fixes des étapes de mon corps subtil rentrant dans mon corps physique.
En portant l’attention sur chacune des images fixes (chacune me présentant l’image de mon corps subtil dans différentes positions comme un coureur pris en photo à différent moment de ses mouvements) j'observe ces séquences chacune leur tour ce qui eut pour résultat d'activer la sensation de mon corps subtil s’acheminant dans mon corps physique étape par étape et rapidement (moins de 5 secondes). Quelques chatouillements intenses au niveau du bas ventre côté gauche en arrivant, comme souvent lorsque je décolle, et puis c’est tout, j’étais parfaitement aligné avec mes différents corps et surtout j’étais très content d’avoir enfin trouvé ma clé, une clé que je cherchais depuis longtemps dans toutes techniques décrites sur le sujet.

J’eus par la suite confirmation de la réussite de cette procédure :

- je me sens sortir hors du corps physique avec phénomènes de craquements sonores dans les oreilles et arythmies cardiaques, pas graves en soi mais suffisamment désagréables et intenses sur le moment pour ne pas avoir envie d’aller plus loin, donc je veux revenir.
Par vieux réflexe j’émets l’intention de revenir et je me projette avec force mentalement dans le corps physique mais bien sûr rien ne se passe comme je le veux…mais il n’y a pas non plus d’images séquentielles de la procédure. Alors je porte l’attention sur mon corps subtil, sur là où il se trouve et petit à petit je me déplace vers le retour en portant à chaque étape l’attention sur la sensation de là où je me trouve et sur ce que je sens être la prochaine étape et, hop me voilà au bercail vite fait bien fait.

Ce qui ressort donc : ne pas émettre de volonté ou de précipitation dans le vouloir faire ; pas d’intention de me retrouver dans le physique immédiatement par la volonté; pas d’action avec force. Seulement porter l’attention sur les différentes étapes qui sont vécues, et observation ; ne pas chercher à faire quelque chose mais suivre attentivement et avec finesse ce qui se passe sur le moment, être dans l'instantanéité du moment présent.
Cela me fait résonner et réfléchir sur la ressemblance de procédure avec le Corps de Lumière lorsque l’on passe du Vee au Fullonia et du Fullonia au Renawree et du Renawree au Ranthia où à chaque passage on observe l’énergie et les sensations au lieu de chercher à redescendre, qui plus est avec l’envie d’avoir des informations...Trop linéaire pour que ça marche en fonction de comment je pense que cela voudrait que ça marche...
Plutôt porter l’attention sur les différentes étapes de l’expérience en suivant ce qui se passe dans l’expérience et non pas en pensant ce que peut m’amener l’expérience ou ce que je veux qu’elle m’amène.
La ressemblance entre les deux m’a parut enrichissante et bien utile pour chacune des deux pratiques et par déduction cela devrait aussi enrichir l’action du quotidien par le fait qu’en ayant ces attitudes en énergétique cela se répercute et s’actionne dans l’atmosphère psychique pour influer sur la totalité de l’être. L’énergie étant libérée et suivie à chaque instant sans effort de le vouloir, alors la boucle est bouclée entre le travail énergétique et l’action quotidienne.

Pour en revenir à l’expérience de sortir avec l’attention sur la vision des mains, citée plus haut, c’est une technique qui est décrite par Castaneda, et bien qu’elle semble être une étape importante pour Don Juan, je n’ai pour ma part jamais émis l’intention de la pratiquer, mon expérience est survenue d’une part en ayant abandonné l’objectif ardent de faire des sortie hors du corps, et d’autre part sans avoir tenté ou exercé la pratique de Don Juan Matus qui est de voir les mains en rêve.
Ce qui m’étonne c’est que l’Art de Rêver des sorciers mexicains n’est pas assimilé aux sorties astrales proprement dites alors que dans mon expérience cela a enrichi ma pratique de sortie hors du corps (bien que ne sachant pas précisément ce que veut dire astral je préfère utiliser le mot subtil mais cela ne le différencie pas de l’éthérique alors que par observation l éthérique est plus consistant et ne me permet pas de extérioriser à quelques centimètres du physique et sert à absorber le bombardement d’énergies cosmiques pour ressourcer le physique).
Ceci dit les livres de Castaneda sont très vivants dans leur forme, leur style et dans leur fond véhiculé, et le fait d’en lire régulièrement et passionnément a sur moi un effet transmetteur d’expériences déclenchées ou spontanées, particulièrement suite à la lecture « Le feu du dedans » :

-Tel que: être assailli en pleine nuit par la Force Roulante, une force immense et démesurée qui m’empêche tout mouvement et m’écrase et en même temps très rapide, une vitesse incommensurable. Je suis littéralement plaqué dans mon lit, incapable du moindre mouvement, j’observe alors avec le sentiment partagé d’être anéanti, pulvérisé, éclaté dans mes organes si je m’ouvre à cette force ou bien que si je m’y ouvre je vais accéder à une transformation radicale. Mais c’est tellement puissant et rapide, d’une rapidité tel que s’en est immobile, que je ne trouve pas de passage en moi pour absorber et fusionner avec cette puissance phénoménale.
En relisant Castaneda de plus prêt je constate que ce n’est pas une bonne option de s’y ouvrir car c’est la force roulante de l’univers qu’il décrit comme anéantissement total si on la laisse s’emparer de soi, l’effondrement de l’être, la mort. Une énergie phénoménal qui nous culbute en permanence, usant notre cocon de lumière jusqu'à former une brèche et nous conduire vers l’inéluctabilité de la mort...

-Un matin spontanément se manifeste l’expérience de remonter en énergie à la source originelle de la trame psychologique du dialogue intérieur à partir de laquelle tout le dialogue intérieur actuel se déploie perpétuellement depuis la toute petite enfance.

-Ou bien capter des Bandes d’ Émanation sur l’horizon subtil de la Terre en rapport avec mon état psychologique et me brancher sur la bande d’émanation de Joie pour instantanément et durablement changer mon état d’être.

-Ou encore vivre sur les plans subtils une séance de rituel de plantes sacrées à distance avec sensations physiques nouvelles en résultant. Expériences que je n'ai d'ailleurs jamais vécu physiquement avec aucun végétal ayant ce de pouvoir.

Toutes ces expériences, en particulier les sorties hors du corps, ont principalement un caractère exploratoire car premièrement cela « me tombe dessus » le plus souvent, et deuxièmement je n’en ai pas d’utilisation pragmatique mais finalement ça n’enlève rien au sens que cela a pour moi dans ma vie, la vie humaine étant si mystérieuse qu’explorer ses mystères m’est nécessaire.

La sieste est très propice pour moi pour sortir hors du corps. Parfois je me détend de plus en plus et je sens une partie de moi descendre le long du corps vers les jambes puis les pieds d’où je sors, à ce moment là je reçois une grosse charge d’énergie qui monte le long de mon corps, et bien plus efficace qu’un soin énergétique, je suis régénéré intégralement.

-Une nuit en m’endormant je sens que je sors de mon corps mais je ne suis pas rassuré et je n’en ai pas envie, j’invoque alors le Christ, instantanément mon corps subtil se dirige alors vers une boule de lumière de 2m de diamètres qui est à côté du lit et fusionne dedans ce qui me procure à la fois sur le plan subtil et dans le corps physique une extase, toutes mes cellules dans une sensation de béatitude et d’extase.

-Bien des années plus tard lors d'une extériorisation spontannée, j'appelle intérieurement Jésus Christ, que je prononce mentalment tel un mantra. Alors instantanément un immense cocon de lumière m'enveloppe et je me retrouve dans mon corps physique avec cet état de présence lumineuse autour de moi.
 
-Une expérience nouvelle intégrant mon corps physique dans le processus d’extériorisation se fit jour un matin. En semi conscience ma respiration s’intensifia et mon plexus se mit à vibrer, ma respiration s’accélérait et plus elle s’intensifiait plus mon plexus vibrait jusqu’à ce que sa membrane énergétique se déchire, et sans perdre conscience de mon corps physique je décollais par la fenêtre dans la campagne, volant vers les collines. Je remarquais à ce moment là que mes projections de désirs s’interposaient sur la réalité environnante, faussant les données de la vision du paysage tel qu’il est habituellement. En effet, préoccupé par la recherche d’un logement, mes images intérieures de maisons apparaissaient dans les collines. Mon corps physique et ma respiration étaient intense, j’étais en transe, un phénomène d’ascenseur se produisait quand je portais l’attention plus haut au dessus de mon corps physique. Je me retrouvais dans le ciel et aperçu un vol de corbeaux, je décidais de me servir de leur vol pour prolonger mon voyage plus loin, je pris mon envol vers un bosquet d’arbres d’une colline où j’aime d’ailleurs me promener, mon intention étant de m’aider de l’énergie des arbres pour me propulser dans un premier temps au niveau des corbeaux, mais ils allèrent trop vite et à deux doigt de me retrouver parmi eux je tombais en chute libre jusqu’à mon corps physique. Au dernier moment je pu amortir la chute pour rentrer en douceur dans le physique.

-Parfois je sors de mon corps et des éclairs de lumière s'abattent sur moi avec un choc très fort qui me fait entendre avec mon oreille subtile un son d'orage, somme si la foudre s'abattait sur mon crâne, particulièrement après avoir fait une hutte à sudation de tradition apache, alors que d'autres huttes à sudations inipi de la tradition Sioux Lakota que j'ai pratiqué 8 ans plutôt m'apportèrent le silence mental par l'ouverture au vent dans ma conscience, à la maîtrise de la pensée en ayant la capacité de me concentrer intensément sur une idée sans quelle bouge, ou bien l'ouverture du centre du ventre (le Hara de la tradition Zen) tel un feu puissant sortant d'un chalumeau et d'une intensité difficile à supporter pour le corps physique et me faisant basculer dans un état de transe.

-Nouvelle découverte: je vais me coucher tard dans la nuit, mon corps est tiré de fatigue. En m'endormant je rêve qu'une balle rebondie sur le sol et s'élève en l'air. Au moment où j'ai la vision qu'elle s'élève ça déclenche ma décorporation, un chien-loup apparaît alors derrière moi, je m'abandonne à lui et il me lèche et me fait la fête, cela facilite ma décorporation et alors par les pieds monte une énergie extraordinaire qui inonde tout mon corps physique. La fatigue disparaît complètement, je suis régénéré, j'ai rattrapé en deux seconde les heures de sommeil perdues.
Ce n'est pas la première fois que lors d'une décorporation je me ressource en énergie d'une façon très consistante comme jamais je ne l'ai ressenti même avec des techniques de soins énergétiques ou entre les mains de leurs praticiens. J'avais déjà remarqué qu'en faisant des insomnies ou en me couchant très tard cela déclenchait des sorties hors du corps et me permettait de tenir plusieurs mois à des rythmes de sommeil très courts (couché 4h et levé à 6h automatiquement, avec journée qui suit en pleine forme).
Ce genre de pratiques se retrouvent dans les enseignements de shamans notamment chez les Mamus Kogis de Colombie qui poussent leurs limites corporelles à bout pour d'une part éveiller des aptitudes psychiques et d'autre part renforcer le corps et l'esprit en poussant les limites aussi loin que possible.
Par contre l'assistance du chien-loup est ici un phénomène nouveau ainsi que le déclenchement de la décorporation par un rêve.

-Il n'est pas rare que je perçoive des sons ou des odeurs subtiles. L'odorat subtile est particulièrement original puisqu'il permet de sentir l'odeur d'un guide spirituel se manifestant à la conscience associée à une vision symbolique telle une orchidée. Guide incarné et se manifestant subtilement lors d'une méditation ou Être de lumière de plans subtils. L'odorat subtil peut aussi être une anticipation d'un aliment que l'on va alors avoir la surprise de découvrir un peu plus tard dans le monde physique. On pourrait appeler ça l'odorat intuitif...


S.